ELEMENTS POUR UNE POLITIQUE DE PUBLICATION SCIENTIFIQUE EN LIBRE ACCES
EN SCIENCES DE LA TERRE
Auteur : Michel Prévot
Ces éléments d’information,
réflexions ou propositions sont inspirés essentiellement des
conférences et des débats qui se sont déroulés le
23 et 24 janvier à Paris au cours du Séminaire Européen sur
l’Information Scientifique et Technique (IST) organisé par
l’INSERM, le CNRS-INIST et l’ICSTI (International Council for
Scientific and Technical Information) ainsi que des nombreux documents produits
par les organisateurs. Les participants (250) étaient des scientifiques,
des bibliothécaires/documentalistes ou des éditeurs (dont
Elsevier).
I. Le contexte : la crise de la diffusion de l’information
scientifique
Elle est décrite ainsi par les organisateurs dans
l’annonce du Séminaire :
« Les nouvelles possibilités offertes par le
libre accès aux publications scientifiques électroniques, ainsi
que les contraintes qui en découlent, font de plus en plus l'objet de
réflexions et d'initiatives de la part d'entités publiques ou
privées.
Les organismes de recherche publics sont concernés en
premier lieu par ce sujet. Ils payent leurs chercheurs, financent leurs
recherches, assument financièrement le temps consacré à
rédiger et soumettre des articles pour publication, et enfin, il leur
faut payer pour accéder aux publications de leurs chercheurs. De plus,
avec l'augmentation des publications sous format électronique, se pose la
délicate question de l'archivage institutionnel des résultats de
la recherche et, conjointement, celle du patrimoine culturel et
national.
Parallèlement à cette problématique,
essentiellement financière, la communauté scientifique
internationale fait pression sur les éditeurs pour avoir libre
accès à l'information et lance des projets novateurs pour que
l'information numérique soit disponible sans restriction, en particulier
dans les pays en développement. »
Selon l’ARL (association des bibliothèques de
recherche, américaine), le prix moyen (hors inflation) des magazines
scientifiques a doublé entre 1986 à 2000. Il est à noter
que les éditeurs estiment à 3% seulement l’augmentation
annuelle en volume des publications scientifiques. Depuis une dizaine
d’années, le nombre d’abonnements aux magazines scientifiques
diminue partout dans le monde. La « révolution
électronique » de l’édition, qui s’est
traduite par l’offre par les grands éditeurs de licences
d’abonnement de site ou de consortium ne modifie guère la charge
financière des bibliothèques. En effet, les éditeurs ont
tendance à proposer des licences portant sur des collections de magazines
de plus en plus vastes.
Face à cette situation, les scientifiques ont
développé deux réponses : l’auto-archivage en
accès libre et la création de revues scientifiques
électroniques en accès libre. Ces deux initiatives sont fortement
soutenues par la Direction Générale du CNRS : « il
faut que les chercheurs se réapproprient l’édition
scientifique » (Geneviève Berger, Directrice
Générale, allocution de clôture du
Séminaire).
L’auto-archivage en accès libre
« Depuis quelques années, une
partie croissante de l'information scientifique spécialisée
concernant les travaux de recherche récents en physique utilise un
circuit de « communication directe entre chercheurs », fonctionnant en
parallèle et en amont du circuit de publication traditionnel des revues.
Au moment où ils le souhaitent, en pratique souvent juste avant qu'ils ne
soumettent le manuscrit à une revue classique, les chercheurs le
téléchargent eux-mêmes sur une base de données
mondiale, située à Los Alamos ; au bout de quelques heures, le
document devient ainsi disponible dans le monde entier, gratuitement, sous
plusieurs formats (tex, ps et pdf). Le système est sécurisé
et stabilisé sur le plan technique par des filtres informatiques
évolués vérifiant que les fichiers soient utilisables par
tous et soient complets (figures, fichiers attachés, etc. ..) Le
système dépose automatiquement des liens actifs (hypertex)
établissant ainsi des références croisées entre
documents. Des sites miroirs ont été mis en place dans le monde
entier, et sont mis à jour toutes les 24 heures, ce qui améliore
à la fois la rapidité, la disponibilité et la robustesse du
système. De plus en plus, les chercheurs prennent l'habitude de consulter
les publications de leurs collègues via cette base de données
universelle, car elle contient en un seul site toute l'information
récente, alors qu'elle est plus dispersée dans les revues
traditionnelles. » (Centre pour la Communication Scientifique Directe
(CCSD) du CNRS).
Ce système de
« pré-publication » électronique n’est
pas nouveau : il systématise et étend à tous les
chercheurs d’une discipline la circulation des pré-prints,
jusqu’ici restreinte à quelques cercles d’« happy
few ». Une étude publiée dans Nature conclut que cette
pratique a pour conséquence d’augmenter considérablement
(par un facteur 3 dans le cas étudié) le nombre de citations des
articles finalement publiés.
Il est toujours légal de diffuser une
pré-publication (non évaluée par un journal scientifique)
sur le Web. Cette pratique a d’ailleurs été explicitement
acceptée par Nature, pour qui « ni les conférences ni la
mise à disposition d’un pré-print sur des serveurs ne
constituent une pré-publication ». Les modalités
légales de pré-publication dépendent cependant des termes
du contrat de transfert des droits d’auteur à
l’éditeur. Pour Nature, seule la pré-publication non
évaluée peut-être mise à disposition. Elsevier, de
son côté, reconnaît à l’auteur « the
right to retain a pre-print version of the article on an electronic public
server », ce qui permet d’archiver la version publiée
(mais pas l’article tel que mis en forme par l’éditeur).
Quelques sociétés savantes comme l’ American Physical
Society autorisent l’archivage de l’article définitif,
accompagné le cas échéant de mises à jour
ultérieures. Pour les sciences de la terre, une enquête devra
être menée auprès des éditeurs afin de faire le point
sur les divers contrats de transfert des droits d’auteur actuellement
imposés aux chercheurs par les éditeurs traditionnels.
Les revues scientifiques électroniques à accès libre
Précisons qu’en accord avec
l’initiative de Budapest pour le libre accès (BOAI),
l’ « accès libre » à la
littérature scientifique dont il est question ici signifie « sa
mise à disposition gratuite sur l’Internet public, permettant
à tout utilisateur de lire, télécharger, copier,
distribuer, imprimer, interroger ou accéder par lien au texte
intégral de ces articles, les parcourir pour les indexer, s’en
servir de données pour un logiciel, ou s’en servir à toute
autre fin licite, sans limitation financières, juridiques ou techniques
autres que celles indissociables de l’accès et de
l’utilisation de l’Internet. La seule contrainte à la
reproduction et à la distribution et le seul rôle du droit
d’auteur dans ce domaine devraient être de garantir aux auteurs un
contrôle sur l’intégrité de leurs travaux et le droit
à être correctement reconnus et cités ». Les
revues électroniques à accès libre ne doivent donc pas
être confondues avec les revues électroniques payantes
proposées par certains éditeurs.
L’auto-archivage en accès libre dont il a
été question ci-dessus a l’avantage de pouvoir être
réalisé dans le cadre du système traditionnel
d’édition. Il n’est cependant pas pleinement satisfaisant
tant que la version définitive de l’article n’est pas en
accès libre, mais payant. Or c’est actuellement la règle
imposée par la quasi-totalité des éditeurs, y compris la
plupart des sociétés savantes. En conséquence, un grand
nombre d’utilisateurs potentiels ne peut disposer de la version ultime du
travail réalisé. Rappelons qu’en droit français le
transfert des droits d’auteur vaut pour une durée de cinquante ans.
C’est dire qu’une signature donnée maintenant au bas
d’un contrat de transfert de droits d’auteur aura des
conséquences sur la diffusion de l’information scientifique et sur
les charges budgétaires des organismes de recherche en matière de
documentation pendant encore un demi-siècle.
Les revues électroniques en accès libre
permettent aux auteurs d’échapper au « pacte
faustien » que constitue la signature du
« copyright », signature par laquelle le scientifique, qui
souhaite être lu par le plus grand nombre, restreint en fait (et ce pour
cinquante ans) l’accès de son œuvre aux seuls collègues
qui ont les moyens financiers de s’abonner à la revue de
publication.
Ces revues en accès libre reposent sur trois
engagements fondamentaux :
- l’auteur conserve le
« copyright »
- l’éditeur met la
pré-publication en libre disposition gratuite sur Internet
- dès
publication, l’éditeur fait archiver l’article par une
organisation internationale qui pratique l’archivage en libre
accès
L’accès à l’article
étant gratuit, ces revues sont financées par l’auteur (en
fait, par son institution de recherche) lors de la publication. Le coût de
publication est estimé à 500$ par article par Biomed Central, qui
est sans doute la plus importante entreprise d’édition
électronique en accès ouvert ; elle publie une centaine de
revues spécialisées dans le domaine Bilogie/Médecine. Ce
coût repose sur l’hypothèse du rejet d’un article sur
deux par les comités de lectures. Un accord de partenariat
récemment signé entre l’INIST-CNRS et BioMed Central assure
aux équipes de recherche du Département des sciences de la vie du
CNRS la possibilité de publier gratuitement dans les revues de cet
éditeur.
L’avantage fondamental de la publication dans de telles
revues est évidemment la diffusion universelle (et rapide) de la
connaissance scientifique, avec comme conséquence pour l’auteur un
impact (quasi immédiat) beaucoup plus large de ses travaux. Pour les
institutions de recherche, la diminution du coût des dépenses de
publication/documentation a été estimée à un facteur
trois environ. En tant que revues électroniques, ces magazines permettent
en outre des formats de publication nouveaux qui présentent un
intérêt certain pour les sciences de la terre : vision 3D,
animation, manipulation et représentation des données par logiciel
incorporé etc...
La reproche parfois émis à l’encontre des
publications électroniques d’une absence d’évaluation
rigoureuse par les pairs est évidemment sans fondements s’agissant
de revues à comité de lecture. La question de l’archivage,
qui doit garantir l’authenticité, l’intégrité
et la conservation des publications scientifiques pour les temps à venir,
reste par contre un sujet de préoccupation. Il semble que des solutions
techniques existent, qui ne seraient pas moins sûres que celles mises en
œuvre pour les publications papier. Cet archivage pourrait in fine
être confié aux bibliothèques nationales, ou peut-être
à une institution internationale comme l’UNESCO.
II. Propositions
En sciences de la terre comme dans les autres domaines, le
passage de l’édition traditionnelle, coûteuse et restreinte,
à une édition électronique en libre accès me
paraît, compte tenu des avantages de ce dernier système, à
la fois souhaitable et inéluctable. En même temps, il faut bien
constater que notre communauté ignore presque tout des efforts de
renouvellement de la communication scientifique déjà en cours
depuis plusieurs années dans d’autres domaines scientifiques comme
la physique ou la biologie. La direction générale du CNRS a pris
position, en principe et en pratique, à la fois pour
l’auto-archivage en accès libre et pour la création de
revues électroniques en accès libre.
Ces objectifs sont-ils aussi, à terme, ceux de notre
Département ?
Si c’est le cas, il me semble que la première
action à entreprendre consisterait à informer les scientifiques
des nouvelles pratiques d’édition, et tout d'abord des
modalités de l’auto-archivage en accès libre. Les physiciens
ont bien déblayé le terrain et le Centre pour la
Communication Scientifique Directe (CCSD) du CNRS (IN2P3) a
développé un nouvel interface, plus convivial,
d’auto-archivage. M. Daniel Charnay, directeur adjoint du CCSD, est tout
à fait disposé à participer à des réunions
d’une journée que nous organiserions sur le thème de la
publication scientifique en libre accès dans divers campus de recherche
en sciences de la terre.
Montpellier le 20/02/2003
MODALITES PRATIQUES DE L’AUTO-ARCHIVAGE DES “PREPRINTS”
SUR LE WEB : CAS DES SCIENCES DE LA TERRE
Auteur : Michel Prévot (26/06/2003)
La diffusion directe de l’information scientifique et
technique dans l’ensemble de la communauté scientifique mondiale
est maintenant à la portée de chaque scientifique. Chacun de nous
peut désormais afficher le “preprint” (pré-tirage) de
ses articles sur un site web central, gratuitement accessible à
l’ensemble de la communauté scientifique mondiale. Les
modalités de cette opération, dite d’auto-archivage
électronique, sont décrites ci-dessous, après un bref
rappel des avantages de la diffusion électronique par rapport à la
diffusion “à la Gutenberg”.
Avantages de la diffusion de l’information scientifique
sur un site d’archivage électronique centralisé
- Elle est gratuite, aussi bien pour l’auteur que pour les
lecteurs.
- Elle permet d’informer la quasi-totalité de la
communauté scientifique mondiale, alors que seule une fraction de
celle-ci peut acheter les revues scientifiques; le lectorat des travaux
scientifiques est ainsi augmenté, ainsi que le citation index des
articles.
- L’archivage électronique centralisé permet
d’effectuer des recherches d’articles selon des procédures
avancées, généralement de type Google, qui prennent en
compte le contenu, terme par terme, des rubriques clés de la publication.
La centralisation du site (ou même, idéalement, son
caractère universel) autorise une recherche exhaustive, ce que ne
permettent ni les sites personnels ou de laboratoires, ni les sites
proposés par les éditeurs scientifiques.
- Quasiment
instantanée (typiquement, l’affichage est réalisé
dans les 24 heures suivant le dépôt sur le site), elle permet de
prendre connaissance en temps réel des travaux soumis à
publication et de leurs modifications ultérieures.
- Elle ouvre la voie
à une diminution considérable à terme des frais
d’abonnement des laboratoires et bibliothèques aux revues
scientifiques.
Sites d’archivage recommandés pour les sciences
de la Terre
Deux sites, interconnectés, peuvent être utilisés. Le
site arXiv, initié à Los Alamos par Paul Ginsparg il y a 10
ans environ, ne reçoit que des pré-tirages. Il ne couvre actuellement,
pour ce qui est des sciences de la Terre, que la géophysique. Ce site
est en fait un réseau mondial de 16 site miroirs mis à jour
toutes les 24 heures. Le site HAL, créé récemment par
le Centre pour la Communication Scientifique Directe du CNRS (IN2P3) reçoit
en dépôt, dans tous les domaines scientifiques, des pré-tirages
(cas général) ou des post-tirages (pour le cas, actuellement
rare, où leur affichage web est autorisé par l’éditeur).
Il reçoit également les thèses. L’un comme l’autre
ont vocation, dans les domaines couverts par chacun, à rassembler l’ensemble
de la littérature scientifique mondiale. Dans les domaines communs
à arXiv et HAL (dont la géophysique) seuls les dépôts
effectués via HAL seront enregistrés à la fois dans HAL
et dans arXiv. Il est recommandé de ne déposer que des articles
ou des ouvrages soumis à publication ou acceptés, des rapports
définitifs, ou des thèses soutenues et acceptées. La
soumission, rapide (une demie heure environ), peut se faire à partir
d’un seul site, celui du CCDS (http://ccsd.cnrs.fr/index.html).
D’utilisation aisée (français ou anglais), ce site permet
de déposer des travaux dans des formats divers (PDF, PS, RTF, DOC,
HTML, TeX, LaTeX et Texte). Pour déposer, il est nécessaire,
au préalable, de faire enregistrer le domaine de messagerie de votre
lieu géographique de travail, puis d’ouvrir un compte à
votre propre nom. Un même travail peut être inscrit dans des domaines
scientifiques distincts.
Les prétirages des articles de géophysique peuvent être
enregistrés à la fois en physique (site arXiv) et en sciences
de la terre. Il est préférable de les inscrire d’abord
en physique/physique/géophysique car cette procédure les place
sur d’abord sur arXiv, qui est site que l’on peut déjà
qualifier d’universel, mais qui n’autorise que les formats TeX,
LaTeX, PDF (fichier unique de moins de 650Ko) ou HTML (mais ce dernier est
moins fiable). Si vous ne pouvez créer un fichier PDF, vous pouvez
transférer au CCSD un fichier DOC (unique, figures comprises) tout
en annonçant sur le formulaire électronique le transfert d’un
fichier PDF. Nos collègues du CCSD effectueront alors pour vous la
transformation du DOC en PDF. Merci cependant de ne pas abuser de cette aimable
facilité. Après avoir vérifié l’enregistrement
du dépôt dans arXiv (24h environ), vous pourrez inscrire instantanément,
via HAL, cette même publication dans le domaine « sciences
de la terre/géophysique », et dans tout autre domaine des
sciences de la terre qui vous paraît approprié.
Thèses (tous domaines) : http://tel.ccsd.cnrs.fr/
Le dépôt s’effectue par une
procédure similaire à celle des articles (cas
général).
Que pouvez-vous déposer ?
Dans la majorité des cas, les éditeurs
autorisent l’affichage Web des pré-tirages. Il est d’ailleurs
absolument légal, sans autorisation aucune, d’afficher la version
d’un article que vous venez de soumettre. Les quelques éditeurs
(souvent des sociétés savantes américaines) qui
s’opposent encore à cette pratique n’ont aucun argument
juridique à faire valoir. Ils affirment seulement que l’affichage
web sur un site ouvert à tout les scientifiques est une publication, ce
que dénient la grande majorité des éditeurs.
Un document complémentaire (Publisher Web posting
policies) détaille les politiques actuelles des principaux
éditeurs de revues en Sciences de la Terre.
Montpellier le 3 juillet 2003
Publisher Web posting policies in Earth Sciences
Author: Michel Prévot, last modified July 2, 2003
Definitions
An eprint is the digital text of a
peer-reviewed research article, either before or after refereeing and
publication.
A preprint is any version of an
article before the final, refereed, revised, accepted draft.
A postprint is any version of an
article from the refereed, accepted, final draft onwards (including
post-publication corrections and revisions).
Metadata is information about an
eprint, usually the name of the authors, the title, date, journal etc.
To self-archive is to deposit a
digital document you have written in a publicly accessible website. The CCSD
archive websites are OAI-compliant EPrint Archives which provide a simple
interface for the depositer to copy/paste the important metadata for an article
as well as attaching the full-text document.
Preliminary Notes
In the list below PRE stands for
preprint (“pré-tirage”), POST for postprint
(post-tirage”), and BOTH for both of them.
American Association of Petroleum
Geologists
Copyright Policy URL: not
found
Allow self-archiving ? No
Magazine : AAPG
bulletin
Academic Press : now owned by
Elsevier
Académie des Sciences : now owned
by Elsevier
American Association for the Advancement
of Science
Allow self-archiving? Yes (BOTH)
Self archiving conditions: Preprint of
accepted version posted at the time of publication, but not sooner; on servers
that are both publicy funded and non-profit; publisher copyright and source must
be acknowledged. A copy of the work can be posted on author’s personal
website.
Magazine : Science
American Geophysical
Union
Allow self-archiving? No
List of magazines : Earth Interactions
- Geochemistry, Geophysics, Geosystems - Geophysical Research Letters - Global
Biogeochemical Cycles - International Journal of Geomagnetism and Aeronomy - JGR
Atmospheres - JGR Earth Surface - JGR Oceans - JGR Planets - JGR Solid Earth -
JGR Space Physics - Nonlinear Processes in Geophysics - Paleoceanography - Radio
Science - Reviews of Geophysics - Space Weather: The International Journal of
Research and Applications - Tectonics - Water Resources
Research
American Meteorological
Society
Allow self-archiving? Yes
(PRE)
Self archiving conditions: on any e-print
server, until publication by the AMS.
List of magazines : Journal of the
Atmospheric Sciences - Journal of Atmospheric and Oceanic Technology - Journal
of Applied Meteorology - Weather and Forecasting - Journal of Physical
Oceanography - Journal of Climate - Monthly Weather Review - Journal of
Hydrometeorology - Earth Interactions
Blackwell Publishing
Allow self-archiving? Yes
(general : PRE ; Geophysical Journal International : BOTH
).
Self archiving conditions:
General : preprint “in form and content as accepted by Blackwell; On
author or institutional server only; Server is non-commercial; Publisher
copyright and source must be acknowledged. Geophysical Journal
International : preprint as above; the postprint provided by
GJI.
List of main magazines : Astronomy
& Geophysics - Australian Journal of Earth Sciences - Basin Research -
Environmental Geosciences - European Journal of Soil - Physical Geography
journal - Geology Today - Geophysical Journal International - Geophysical
Prospecting - Island Arc - Journal of Metamorphic Geology - Journal of Phycology
Palaeontology - Restoration Ecology -Sedimentology - Terra
Nova
Cambridge University
Press
Copyright Policy URL: No URL
Allow self-archiving? Yes (BOTH)
Self archiving conditions: Published source
must be acknowledged; On author or institutional server only.
Main magazines : Geological Magazine
– Meteorological applications
Elsevier Science
Copyright Policy URL:
http://authors.elsevier.com/
Allow self-archiving? Yes (PRE)
Self archiving conditions: Preprint in any
version that does not “mimic the article as published”; On a public
eprint server.
List of magazines : Advances in Space
Research - Advances in Water Resources - Agricultural and Forest Meteorology -
Annales de Paléontologie - Applied Clay Science - Applied Geochemistry -
Atmospheric Research - Atmospheric Science Letters - Chemical Geology
-
Coastal Engineering - Cold Regions Science
and Technology - Comptes Rendus Geoscience -
Comptes Rendus Palevol - Computers &
Geosciences -Continental Shelf Research - Cretaceous Research - Deep Sea
Research - Dynamics of Atmospheres and Oceans - Earth-Science Reviews - Earth
and Planetary Science Letters - Engineering Geology - Estuarine Coastal and
Shelf Science - Experimental Earth – Geobios - Geochimica et Cosmochimica
Acta - Geodinamica Acta - Geographical Abstracts: Physical Geography -
Geological Abstracts - Geomechanics Abstracts – Geomorphology - Global and
Planetary Change – Hydrometallurgy - ISPRS Journal of Photogrammetry and
Remote Sensing – Icarus - International Journal of Applied Earth
Observation and Geoinformation - International Journal of Coal Geology -
International Journal of Mineral Processing - Journal of African Earth Sciences
- Journal of Applied Geophysics - Journal of Asian Earth Sciences - Journal of
Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics - Journal of Contaminant Hydrology -
Journal of Geochemical Exploration - Journal of Geodynamics - Journal of
Hydrology - Journal of Marine Systems -Journal of Petroleum Science and
Engineering - Journal of Sea Research - Journal of South American Earth Sciences
- Journal of Structural Geology - Journal of Volcanology and Geothermal Research
– Lithos - Marine Chemistry - Marine Geology - Marine Micropaleontology -
Marine and Petroleum Geology - Minerals Engineering - Ocean Modelling - Virtual
Editorial Office - Ocean and Atmospheric Data Management - Oceanographic
Literature Review - Oceanologica Acta - Ore Geology Reviews -Organic
Geochemistry -Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology - Physics and
Chemistry of the Earth -Physics of the Earth and Planetary Interiors - Planetary
and Space Science - Precambrian Research - Progress in Oceanography - Quaternary
International - Quaternary Research - Quaternary Science Reviews - Review of
Palaeobotany and Palynology - Revue de Micropaléontologie - Sedimentary
Geology – Tectonophysics - Virtual Journal of Geobiology
The Geological
Society
Copyright Policy URL:
http://www.geolsoc.org.uk/template.cfm?name=Journals_JGS_instructions_for_authors#copyright
Allow self-archiving? Yes (POST)
Self archiving conditions: Only accepted
version of paper must appear; Published source must be acknowledged; Must link
to publisher version; On author or institutional server only; Eprint server is
non-profit; May use publisher pdf.
Main magazines : Journal of the
Geological Society - Quarterly Journal of Engineering - Geology and
Hydrogeology - Petroleum Geoscience - Geochemistry: Exploration, Environment,
Analysis
Geological Society of
America
Allow self-archiving? No (except title,
authors and full abstract)
Self archiving conditions: posted material
identical to that which appears in the GSA publication; Published source must be
acknowledged;
Magazines: Geology - GSA Bulletin - GSA
Today
John Wiley & Sons, Inc.
(US)
Allow self-archiving? Yes (BOTH)
Self archiving conditions: On the
contributor’s internal university or corporate networks/intranet, or
secure external website at the contributor’s institution; in form and
content as accepted for publication by Wiley; Published source must be
acknowledged; not-for-profit;
Main magazines : Acta hydrochimica et
hydrobiologica - Earth Surface Processes and Landforms - Geological Journal -
Hydrological Processes - International Journal of Climatology - Journal of
Quaternary Science
Kluwer
Allow self-archiving?
No
Mineralogical Society of
America
Allow self-archiving? No (except title,
authors and full abstract)
Self archiving conditions: posted material
identical to that which appears in the MSA publication; Published source must be
acknowledged;
List of magazines : American Mineralogist
– Reviews in Mineralogy – Reviews in Mineralogy an Geochemistry
– The Lattice – Geological Materials Research
Nature Publishing
Group
Allow self-archiving? Yes (BOTH)
Self archiving conditions: “Neither
conferences nor preprint servers constitute prior publication. Our guidelines
for authors and potential authors in such circumstances are clear-cut in
principle: communicate with other researchers as much as you wish, but do not
encourage premature publication by discussion with the press ».
Published source must be acknowledged; On author's own web
site.
Main magazine :
Nature
Oxford University
Press
Copyright Policy URL: Not found
Allow self-archiving? Yes (PRE)
Self archiving conditions: Pre-refereed
version only; Acknowledge the article has been accepted for publication with
OUP.
Magazine : Journal of
Petrology
The Royal Meteorological
Society
Allow self-archiving? Partly
(POST)
Self archiving conditions: abstract
and up to 50% of the published text may be available on the
web;
Main Magazine : The Quarterly Journal of
the Royal Meteorological Society
Springer Verlag (Germany)
Allow self-archiving? Yes (POST)
Self archiving conditions: On author's own
web site; Published source must be acknowledged;
Magazines : Bulletin of Volcanology -
Climate Dynamics - Contributions to Mineralogy and Petrology - Geo-Marine
Letters - Geologische Rundschau - International Journal of Earth Sciences -
Journal of Geodesy